Thyroïde : quels nutriments pour un fonctionnement normal ?

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La thyroïde est une petite glande en forme de papillon, située à la base du cou, juste devant la trachée. Discrète, elle produit pourtant des hormones qui interviennent dans de nombreuses fonctions de l’organisme (fatigue, poids, humeur). Pour les fabriquer, elle a besoin de nutriments spécifiques, au premier rang : l’iode et le sélénium.

Quel est leur rôle exact ? Où les trouver ? Quelles sont les précautions à prendre ? Et quel complément alimentaire choisir pour la thyroïde ? Voici l'essentiel à savoir pour faire un choix éclairé.

Iode et sélénium : les deux nutriments clés

Les rôles de l’iode et du sélénium sont complémentaires.

L’iode

L’iode est un oligo-élément que l’organisme ne sait pas fabriquer : il doit être apporté régulièrement par l’alimentation. Indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes, l’iode est leur matière première.

Selon la réglementation européenne, l’iode :

  • contribue à la production normale d’hormones thyroïdiennes et au fonctionnement normal de la thyroïde ;
  • contribue à un métabolisme énergétique normal ;
  • contribue à des fonctions cognitives normales et au fonctionnement normal du système nerveux.

Repère : l’Anses fixe l’apport satisfaisant en iode à 150 µg par jour pour un adulte, et à 200 µg par jour pendant la grossesse et l’allaitement. → Découvrir l’iode

Carence en iode : les signes qui doivent alerter

Une carence en iode s’installe lorsque l’alimentation apporte peu de produits de la mer, de produits laitiers et d’œufs, et que le sel iodé n’est pas utilisé. Plusieurs signes peuvent s’y associer :

  • Gonflement ou gêne à la base du cou ;
  • Fatigue qui persiste malgré le repos ;
  • Frilosité inhabituelle ;
  • Difficultés de concentration ;
  • Sommeil perturbé.

Aucun de ces signes n’est spécifique. Un excès d’iode ou une autre cause médicale peut produire les mêmes manifestations. Seuls l’examen clinique et un bilan sanguin prescrit par un médecin permettent d’établir l’origine du trouble.

Le sélénium

Le sélénium est un autre oligo-élément, et la thyroïde est l’un des organes qui en contient le plus. Le sélénium intervient dans la conversion de l’hormone T4 en T3. Il entre dans la composition de protéines particulières, les sélénoprotéines, dont certaines jouent un rôle direct dans le fonctionnement thyroïdien :

  • les déiodinases, des enzymes qui assurent la conversion de la T4 en T3, sa forme active ;
  • les glutathion peroxydases, des enzymes antioxydantes qui protègent les cellules de la thyroïde, exposées au stress oxydatif au moment de la fabrication des hormones.

Selon la réglementation européenne, le sélénium contribue au fonctionnement normal de la thyroïde et à protéger les cellules contre le stress oxydatif.

Repère : l’Anses fixe l’apport satisfaisant en sélénium à 70 µg par jour pour un adulte. → Découvrir le sélénium

En résumé :l’iode fournit la matière première des hormones, le sélénium aide à les activer et protège la glande. C’est pourquoi ces deux nutriments sont souvent associés.

Où trouver ces nutriments dans l’alimentation ?

Une alimentation variée reste la première source d’iode et de sélénium. Voici les principaux aliments à privilégier.

Nutriment Principales sources alimentaires Repère adulte (Anses)
Iode Poissons de mer, crustacés et coquillages · produits laitiers · œufs · sel iodé · algues (teneur très variable) 150 µg/jour
Sélénium Poissons et fruits de mer · abats · œufs · viandes · céréales complètes · noix du Brésil 70 µg/jour

Quelques conseils pratiques :

  • Mettre du poisson de mer au menu deux fois par semaine, dont un poisson gras, comme le recommande le Programme national nutrition santé : c’est un bon moyen d’apporter à la fois de l’iode et du sélénium.
  • Choisir du sel iodé à la place du sel ordinaire, sans en augmenter la quantité : l’objectif reste de limiter sa consommation de sel.
  • Ne pas abuser des noix du Brésil : elles sont si riches en sélénium, avec une teneur très variable selon le sol où elles ont poussé, que quelques noix suffisent. Mieux vaut ne pas en faire une consommation quotidienne en grande quantité.

Certaines personnes peuvent avoir plus de mal à couvrir leurs besoins : celles qui consomment peu de produits de la mer, de produits laitiers ou d’œufs, qui n’utilisent pas de sel iodé, ou qui suivent une alimentation végétalienne. C’est dans ces situations qu’un complément alimentaire peut être envisagé.

Thyroïde, femme et grossesse : des besoins qui évoluent

Pendant la grossesse et l’allaitement, l’apport satisfaisant en iode passe à 200 µg par jour (Anses), contre 150 µg pour une femme adulte. En début de grossesse, le bébé dépend des hormones thyroïdiennes de sa mère, ce qui rend la couverture des apports particulièrement suivie.

Une femme enceinte ou qui allaite ne démarre pas seule une supplémentation en iode. La teneur en iode des algues varie fortement d’un produit à l’autre, et l’excès perturbe la thyroïde comme la carence. L’avis du médecin, de la sage-femme ou du pharmacien précède toute prise.

Fer et thyroïde : la réserve que la glande utilise

La thyroïde a besoin de fer : la thyroperoxydase, l’enzyme qui fixe l’iode sur la tyrosine, en dépend. Une carence en fer peut donc perturber la fabrication des hormones thyroïdiennes.

Les réserves en fer, mesurées par le dosage de la ferritine lors d’une prise de sang, sont plus fragiles chez la femme qui a des règles abondantes, chez la femme enceinte et chez celle qui suit une alimentation végétale. Selon la réglementation européenne, le fer contribue à la formation normale des globules rouges et de l’hémoglobine, à réduire la fatigue et au fonctionnement cognitif normal.

Un excès de fer est nocif. Aucune supplémentation ne se démarre sans bilan sanguin et sans avis médical.

Magnésium, vitamines B et D : quels bienfaits reconnus ?

Le magnésium contribue à réduire la fatigue, au fonctionnement musculaire normal, au fonctionnement normal du système nerveux et à l’équilibre électrolytique.

La vitamine B6 contribue à la régulation de l’activité hormonale. Les vitamines B6, B9 et B12 contribuent à réduire la fatigue. La vitamine D contribue au fonctionnement normal des muscles et du système immunitaire.

Algues, iode et excès : les précautions

Les algues marines comptent parmi les aliments les plus riches en iode. Elles sont d’ailleurs utilisées dans de nombreux compléments alimentaires, comme le fucus. Mais leur teneur en iode varie énormément selon l’espèce, l’origine et le mode de préparation : certaines algues brunes, comme les laminaires (kombu), peuvent en contenir des quantités très élevées.

Or, plus d’iode ne veut pas dire mieux. Un apport excessif peut lui aussi perturber le fonctionnement de la thyroïde. L’Anses a d’ailleurs appelé à la vigilance sur le risque d’excès d’iode lié à la consommation d’algues et de compléments alimentaires qui en contiennent. Pour l’adulte, la limite supérieure de sécurité est fixée à 600 µg d’iode par jour au niveau européen.

Le sélénium demande la même prudence : en 2023, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a abaissé sa limite supérieure de sécurité à 255 µg par jour pour l’adulte.

Les bons réflexes :

  • Choisir un complément qui indique clairement sa teneur en iode par dose journalière, notamment lorsqu’il contient des algues.
  • Ne pas cumuler plusieurs compléments contenant de l’iode ou du sélénium (multivitamines, produits minceur à base d’algues, etc.).
  • Respecter la dose journalière indiquée sur l’emballage.
  • Demander conseil à son médecin ou à son pharmacien pendant la grossesse ou l’allaitement, ainsi qu’en cas de suivi médical ou de traitement en lien avec la thyroïde.
Soja et crucifères : faut-il les éviter ?

Le chou, le brocoli, le chou-fleur, le radis et le navet appartiennent à la famille des crucifères. Ces végétaux contiennent des composés qui peuvent freiner la captation de l’iode lorsqu’ils sont consommés crus, en grande quantité, avec des apports en iode faibles. Une consommation courante, avec des légumes cuits et une alimentation variée, ne justifie pas de les supprimer.

Le soja suit la même logique. Chez une personne dont les apports en iode sont suffisants, sa consommation alimentaire habituelle ne pose pas de difficulté démontrée. Sous traitement par hormones thyroïdiennes, le soja peut réduire l’absorption du médicament : respectez l’intervalle indiqué par votre médecin ou votre pharmacien. Demandez aussi conseil avant de prendre un complément riche en isoflavones.

Bien choisir un complément pour la thyroïde

Il n’existe pas de « meilleur complément alimentaire pour la thyroïde » valable pour tout le monde. Le bon choix dépend de votre alimentation et de votre situation. Quelques critères permettent toutefois de s’y retrouver.

  1. Vérifier la présence et le dosage de l’iode et du sélénium. Ce sont les deux nutriments dont le rôle sur la fonction thyroïdienne est reconnu. Leur quantité doit être indiquée par dose journalière, souvent accompagnée d’un pourcentage des valeurs nutritionnelles de référence (VNR).
  2. Connaître l’origine de l’iode. Il peut provenir d’un sel minéral (iodure de potassium) ou d’une algue comme le fucus. Dans ce second cas, assurez-vous que la teneur en iode apportée est bien précisée.
  3. Tenir compte de son alimentation et de ses autres compléments. Si vous mangez souvent du poisson et des fruits de mer, ou si vous prenez déjà un complexe multivitaminé, vos apports sont peut-être déjà suffisants. Le but est de compléter, pas d’additionner.
  4. Lire la composition complète. Les formules « complexe thyroïde » associent souvent l’iode et le sélénium à d’autres ingrédients : zinc, vitamines du groupe B, vitamine D, L-tyrosine, plantes. Chacun a ses propres rôles dans l’organisme.
  5. Privilégier la qualité et la traçabilité. Fabrication en France, contrôles des matières premières, liste d’ingrédients transparente et dosages clairs.

Le Complexe Thyroïde des Laboratoires Ilapharm

Notre Complexe Thyroïde associe deux nutriments clés, le fucus, une algue naturellement source d’iode, et le sélénium, qui contribuent au fonctionnement normal de la thyroïde, à la L-tyrosine, au zinc, aux vitamines B6, B9, B12 et D3 et au guggul.

Apport en iode : 150 µg par dose journalière, soit 100 % des valeurs nutritionnelles de référence (VNR).

Chaque ingrédient est contrôlé à différentes étapes de fabrication : pureté, métaux lourds, microbiologie et stabilité. Le conditionnement est réalisé en France, chez un partenaire historique situé en Bretagne.

Posologie : 3 gélules par jour, à prendre avec un grand verre d’eau. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée.

→ Découvrir nos compléments pour la thyroïde

Questions fréquentes

Quel complément alimentaire choisir pour la thyroïde ?

Privilégiez une formule qui contient de l’iode et/ou du sélénium, les deux nutriments qui contribuent au fonctionnement normal de la thyroïde, avec des dosages clairement indiqués par dose journalière. Tenez compte de vos apports alimentaires et des autres compléments que vous prenez pour éviter les excès.

Quelle vitamine pour la thyroïde ?

Contrairement à une idée répandue, aucune vitamine ne bénéficie d’une allégation de santé autorisée en lien direct avec la thyroïde. Ce sont deux minéraux, l’iode et le sélénium, qui jouent ce rôle. Les vitamines présentes dans les complexes, comme celles du groupe B, ont d’autres fonctions : par exemple, les vitamines B6, B9 et B12 contribuent à réduire la fatigue, qui peut être l’un des inconforts d’un déséquilibre de la thyroïde.

Le sel iodé suffit-il à couvrir les besoins en iode ?

Il y contribue, mais il ne suffit généralement pas à lui seul, d’autant qu’il est recommandé de limiter sa consommation de sel. Les produits de la mer, les produits laitiers et les œufs restent des sources importantes.

Les compléments à base d’algues sont-ils sans risque ?

Ils peuvent être intéressants à condition que leur teneur en iode soit connue et maîtrisée. Évitez de cumuler plusieurs produits à base d’algues et respectez toujours la dose journalière indiquée.

Peut-on prendre un complément pour la thyroïde en suivant un traitement ?

Si vous êtes suivi(e) pour la thyroïde ou si vous prenez un traitement, demandez l’avis de votre médecin avant toute cure : certains nutriments, dont l’iode, ne sont pas adaptés à toutes les situations. Nous détaillons ces précautions dans notre article Troubles thyroïdiens et compléments alimentaires : ce qu’il faut savoir.

Combien de temps dure une cure ?

Suivez la durée et la posologie indiquées sur l’emballage. Si vous souhaitez prolonger ou renouveler la cure, faites le point avec votre médecin ou votre pharmacien.

Sources

  • Règlement (UE) n° 432/2012 établissant la liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires.
  • Anses – Références nutritionnelles en vitamines et minéraux (apports satisfaisants en iode et en sélénium).
  • Anses – Avis relatif au risque d’excès d’apport en iode lié à la consommation d’algues (saisine 2017-SA-0086, 2018).
  • EFSA – Scientific opinion on the tolerable upper intake level for selenium, EFSA Journal, 2023.
  • Comité scientifique de l’alimentation humaine (SCF) / EFSA – Tolerable upper intake level for iodine (600 µg/j chez l’adulte).
  • Programme national nutrition santé (PNNS) – mangerbouger.fr.

Les compléments alimentaires ne doivent pas être utilisés comme substituts d’un régime alimentaire varié et équilibré et d’un mode de vie sain. Cet article a une vocation informative et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

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